Mais ici, quand les costumes classiques (et superbes!) s'immobilisent dans la pénombre, la reine sort de son corset et se libère au souffle de la modernité. C'est dans cette obscurité et dans cette immobilité que seuls le roi et la reine semblent avoir le droit de transcender les âges de la danse. Leur pouvoir les fait traverser le temps et danser comme nous. Lorsque la lumière se fait de nouveau, les scènes de cour reprennent leur classicisme, mais c'est l'amour à son tour qui transcende la danse dans le second acte.
Les ombres, les cages et leur inquiétante brume font apparaître des personnages d'un autre ciel qui rendent toute sa magie poétique et onirique à la danse. L'univers de l'entre deux mondes, celui du rêve éveillé, si cher au grand ballet classique, reprend ses droits dans une mise en scène époustouflante de beauté. Ainsi, la modernité ne serait belle que lorsqu'elle sort du classicisme sous nos yeux.. ?
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